La Comtesse de Bragada et son grimoire

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lundi 28 janvier 2008

Baisers

Parler de l'amour indirectement en 10 minutes

Deux baisers cherchaient à s'aimer, cachés derrière leur timidité.

Parfois ils faisaient la moue pour tendre l'un vers l'autre.

D'autres fois, les lèvres en négatif, ils perdaient espoir.

Un jour le docteur vînt à la maison. Il examina minutieusement chacun d'eux et s'aperçut qu'en fait point n'était la timidité qui empêchait les baisers de s'unir, mais tout simplement des microbes de passage sortis de quelques postillons intempestifs.

En deux coups de cuillères à sirop le docteur guérit les baisers qui s'épousèrent aussitôt.

lundi 30 avril 2007

Exercice d'écriture

A partir de phrases non terminées.

Il était une fois un petit pois échappé d'une assiette

Un petit enfant, moi, à quatre pattes pour tenter de le rattraper

Amoureux de la cuisine de ma maman quand elle fait des petits pois-carottes

J'avais rempli mon assiette jusqu'à ras-bord

Et j'étais assis les coudes sur la table, la bouche déjà grande ouverte, juste avant l'évasion du petit pois

Il y avait des hommes qui s'amusaient de ma gourmandise qui me faisait plonger sous la table pour rechercher le petit pois vagabond

Il y avait des femmes qui voulaient me retirer mon assiette, pensant que j'avais quitté la table

Ils ont dit qu'elles voulaient finir tôt leur travail

Je me souviens de ma mère venant me remettre sur mon siège et m'ordonnant de cesser mes pitreries

Comme dans un rêve ou plutôt un cauchemar, tout le monde l'applaudissant

Ses lèvres formaient les mots mange-vite et dépêche-toi, je n'ai pas que cela à faire de t'attendre.

mardi 30 janvier 2007

Exercice d'écriture

A partir de phrases non terminées.

Il était une fois pendant un hiver qui n'en finissait pas de s'achever

Un petit enfant, moi, avec des vêtements gris et une étoile jaune sur une manche,

Amoureux sans le savoir de la paix

J'avais la peur au ventre, des larmes dans les yeux et une révolte qui étranglait ma gorge,

Et j'étais assis pelotonné sous un escalier en attendant que la fin de l'alerte résonne

Il y avait des hommes qui couraient dans les rues, armes au poing

Il y avait des femmes qui priaient en égrénant des chapelets, tête baissée

Ils ont dit qu'ils allaient débarquer un jour, quand?

Je me souviens de ma mère venant s'accroupir à mes côtés et me chanter une chanson douce

Comme dans un rêve elle me caressait la tête, enfilant ses doigts dans mes boucles emmêlées

Ses lèvres formaient les mots je suis là, tout est bientôt fini.

samedi 27 janvier 2007

Exercice d'écriture

A partir de phrases non terminées.

Il était une fois... trois petits choux rebondis gavés de chantilly qui attendaient d'être arrosés de sauce au chocolat.

Un petit enfant, moi... les yeux plus gros que le ventre, qui les dévorais du regard.

Amoureux... des gâteaux de ma manan et de la vie

J'avais... la gourmandise à fleur de lèvres et la curiosité sur mon minois

Et j'étais assis... le menton sur le bord de la table de la cuisine, contrôlant chaque geste des cuisinières pour ne pas en perdre une miette.

Il y avait des hommes... au regard vagabond le long des courbes des femmes, qui n'avaient rien à faire là, dans la cuisine et qui attisaient ma jalousie.

Il y avait des femmes... les mains pleines de pâte à choux qui m'énervaient à rire de leurs blagues idiotes.

Ils ont dit qu'elles... préparaient les gâteaux pour eux et pas pour moi!

Je me souviens de ma mère venant... me rassurer, de quoi d'ailleurs? A moi tout seul je les valais bien tous!

Comme dans un rêve... elle me tendit une assiette remplie de choux rebondis, débordant de chantilly et couverts de sauce au chocolat

Ses lèvres formaient les mots... régale-toi mon Amour!

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