Par un beau jour ou par une belle nuit, à l'endroit ou à l'envers, un coup d'épaule par-ci, un coup de tête par-là nous écartons les feuilles de chou ou les pétales de rose, suivant une sempiternelle procédure vieille comme le monde et nous poussons notre tout premier cri lors de notre tout premier examen de passage. Voilà! Nous sommes nés. Une bonne chose de faite.

Quoique!

À peine sorti des langes et du sein de notre mère, nous nous emparons des valises familiales dans lesquelles s'enchevêtre une kyrielle d'habits ancestraux, souvent trop petits ou trop grands et généralement démodés. Malgré tout, nous nous en vêtons, c'est notre héritage. Puis nous traçons la route.

Une route au mille reflets merveilleux, que nous voyons biscornue et parfois même accidentée, coincés que nous sommes aux entournures dans nos habits poussiéreux.

Maintenant sortons les mouchoirs, c'est le moment de pleurer, d'en vouloir à la vie que nous disons si difficile, aux autres qui ne nous comprennent pas et à « la faute à pas de chance » qui nous fait déraper.

Serait-ce le moment de se demander si l'on a fait le bon choix: victime ou responsable?