La Comtesse de Bragada et son grimoire

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samedi 27 juin 2009

Boires et déboires à la cité rose

OUALOU ET ASNA

Devant l’entrée de l’auberge sculptée dans le grès, de couleur rose orangé à cet instant de la journée, un homme, les cheveux aux épaules, mince presque maigre, qui dégage de la quiétude, de la sérénité et qui me semble être venu d’ailleurs, à en croire sa longue tunique blanche qui ne ressemble pas à une toge, rompt un morceau de pain et partage avec un enfant.

- « AVÉ, l’étranger, puis-je t’offrir à boire ? » dis-je

- « Ma foi oui ! » répond-il

- « Tu n’as pas plus l’air d’ici que moi, n’est-ce pas ? » je m’enquiers

- « Effectivement, je suis à Pétra pour affaires avec Arétas, « celui qui aime son peuple », le Roi. » me livre-t-il

- « Quel genre d’affaires peut-on traiter avec un Roi ? »

- « Des histoires de femmes bien sûr ! »

- « Ami, tu me plais ; quel est ton nom ? »

- « Oualou, pour te servir. »

- « Oualou, cela veut dire « rien » dans ta langue, n’est-ce-pas ? »

- « parfaitement » acquiesce-t-il en riant

- « Alors « Rien », trinquons aux femmes qui font tourner le monde et souvent aussi, notre tête, comme le petit vin blanc de cet aubergiste. »

Sympathique ce Oualou. Un peu trop sobre à mon goût mais qu’importe, cela me donne l’occasion de remplir mon calice plus souvent et d’humecter ma gorge desséchée par le vent de sable et la chaleur du voyage.

De calice en calice je finis par lui exposer la raison de ma venue à Pétra.

Après quelques caresses sur le dos de Raminougrobis qui en bave de plaisir, alors que la roche a maintenant viré au rouge foncé, Oualou me propose de m’introduire auprès de la fille du roi, qui pourrait bien être celle que je cherche.

A SUIVRE...

mercredi 3 juin 2009

Montcornus (extrait)

Guillaume, du bout des lèvres, siffla doucement sous la fenêtre de Madeleine. Elle était encore à table, son père n'avait pas fini son repas.

D'une main aux ongles éculés, il récura son assiette d'une grosse mie de pain. La dernière bouchée avalée, une gorgée de vin chaud en suivant, il essuya méticuleusement la lame de son couteau et la replia dans le manche sculpté. Signal que Madeleine avait enfin le droit de quitter la table.

Où vas-tu?” interrogea-t-il d'une voix autoritaire.

Me coucher, père. De pelleverser le jardin m'a épuisée.”

Silencieusement, après avoir embrassé le front de cet homme bourru, elle gravit l'escalier de bois sombre qui craquait sous chacun de ses pas.

La porte de la chambre refermée,

elle se précipita sur le balcon où l'attendait Guillaume.

Ensemble, ils prirent le sentier du Picou, ce petit mamelon boisé en son sommet, en plein coeur des Pyrénées, qui hébergeait leurs amours caressantes.

Là, Guillaume défit l'un après l'autre les petits boutons blancs de la chemise de Madeleine.

Les yeux fermés, elle laissait faire.

Elle attendait tout,

la vie,

la passion,

la mort.

Tout se mélangeait dans cet instant exalté,

son corps seul parlait...

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