C'est au détour d'un cyprès, des centaines de mètres plus bas, qu'elle découvre « son » inconnu plongé dans une meule de foin, le vélo et sa remorque agonisant contre la pierre d'un lavoir.

Il ne bouge pas. Il est mort?

S'agenouillant à ses côtés, elle colle son oreille à son nez...

Non, il respire.

Il est inconscient et pâle, mais visiblement indemne.

Avisant une ferme tout juste à l'angle du lavoir, elle entreprend d'aller chercher du secours.

Elle frappe à n'en plus pouvoir à la porte d'entrée. Un chien méfiant vient flairer ses bottines crottées mais personne n'ouvre. Ils doivent être au réveil d'Adélaïde!.

De retour au chevet de son inconnu, elle prend l'initiative de le ranimer. Si elle se souvient bien des gestes que faisait sa mère infirmière en une telle situation, elle devrait y parvenir.

S'emparant d'un seau en fer blanc déniché non loin du lavoir, elle le remplit d'eau fraîche à ras bord. Y trempant un morceau de son jupon en coton blanc, elle en tamponne le front et les tempes de Georges-Amandin qui, pour autant, ne se réveille pas.

Elle recommence l'opération plusieurs fois, toujours sans résultat.

Continuant à lui rafraîchir le visage, elle lui tapote les joues qui virent au rouge. Mais il reste sans connaissance.

Comment donc ferait sa mère?

Après une courte réflexion, le temps pressant, elle se décide enfin...

À SUIVRE...