La Comtesse de Bragada et son grimoire

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jeudi 5 juillet 2012

Extrait de "Rayon de lune"

Du lundi matin au dimanche midi, Violette vend des fleurs. Qu'il pleuve, qu'il vente ou que le soleil cogne, elle vend des fleurs dans une boutique du boulevard de Strasbourg à Toulouse.

De l'aurore à la brune elle apostrophe les passants d'un ton monocorde: « Achetez mes fleurs... Mes jolies fleurs cueillies de ce matin... »

Violette est grande, très grande, trop grande. Elle dépasse tout le monde d'une tête, voire deux. Elle est maigre aussi, tellement d'ailleurs que certains la comparent à une liane. Depuis qu'elle est née, il en est ainsi, les gens se moquent d'elle et disent dans son dos: « jamais elle ne pourra plaire à qui que ce soit ».

Alors Violette a fermé son cœur. À cause de cela, maintenant ses yeux ne voient que le laid, le sinistre, le noir. Pourtant ses yeux sont certainement les plus beaux du monde.

Comme elle ne sourit jamais, sa patronne craint qu'elle ne fasse fuir la clientèle. Elle lui a donc tout bonnement accroché à chaque commissure des lèvres, un élastique qui vient se coincer derrière chaque oreille. Ainsi, du lundi matin au dimanche midi, Violette affiche un rictus figé et lugubre en forme de croissant réjoui.

Depuis qu'elle vend des fleurs, il y a de cela des années, chaque matin, toujours à la même heure, sans jamais faillir, Jules-Gustave lui achète un bouquet. Violette l'a remarqué parce qu'elle le trouve laid.

Abandonné à sa naissance en plein milieu d'un champ, Jules-Gustave a été élevé par des taupes, jusqu'au jour où un fermier venu labourer son vieux champ oublié, l'a découvert et placé dans un orphelinat. De sa vie sous terre, il garde tout le temps les yeux fermés, ce qui fait de lui un aveugle. Ne trouvant personne pour l'adopter, l'orphelinat a décidé d'en faire « un homme à tout faire ». Toutefois, Jules-Gustave ayant développé un solide odorat, une ouïe ultra fine, un toucher très sensible et un goût à fleur de papilles du fait de sa cécité, il mène sa vie comme tout un chacun. Ainsi il nettoie, balaie, lave, range tout l'orphelinat. Il cuisine, coud, repasse pour tous les pensionnaires. Comme il porte des charges très lourdes sur son dos, au fil des jours, il s'est voûté et a arrêté trop tôt de grandir. Ce qui fait de lui quelqu'un de petit et tassé.

À suivre...

jeudi 14 juin 2012

Que devient la hourte en 2012

Quelques années plus tard, la végétation a pris ses droits autour de la hourte

Et l'intérieur a pris des couleurs

jeudi 26 avril 2012

L'épouvantail

« ...Puis vînt la période des semailles. Les oiseaux affamés attendirent que les laboureurs tournassent les talons pour fondre sur les graines. Trois jours durant le même scénario se reproduisit. Un véritable cauchemar. Sitôt le dos tourné, frrrrou! une nuée de volatiles, tous plus friands les uns que les autres déferlaient dans les sillons et picoraient jusqu'à la lie, jusqu'à plus faim.

Ce fut pourquoi je naquis, la dernière matinée de l'hiver la plus bruineuse de mémoire d'épouvantail.

Fier, je l'étais, raide sur mon pied unique, les bras bien écartés, le nez au vent, la tête chapeautée. Là les oiseaux pouvaient commencer à numéroter leurs abattis! Je venais de naître à leur grand dan, pour leur plus profond désespoir.

Au début, les enfants adorèrent jouer avec moi. Plusieurs fois par mois, ils me changeaient ma veste, mon chapeau, mon écharpe.

Mais les enfants grandirent.

Dès lors, les jours se mirent à passer lentement. Les semaines aussi. Les mois également. Les saisons n'en finirent plus. Moi, toujours dressé sur mon pied unique, les bras bien écartés, le nez au vent, la tête chapeauté, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il cogne, je veillais, seul au milieu des champs.

Pendant qu'au fil du temps mes vêtements fondaient en lambeaux et que mes couleurs se ternissaient j'apercevais au loin les enfants devenus laboureurs courber le dos sous leur labeur. D'enfants, point. De ce fait, il y avait bien longtemps déjà que plus personne ne me voyait, je faisais tellement partie du décor.

Oublié, de l'aurore au crépuscule et du crépuscule à l'aurore. Je finis par détester ma condition d'épouvantail seul au monde. La peur m'envahissait et les nuits surtout étaient pires que tout. Au milieu des hululements, des aboiements lointains et des nuages passant devant la lune, quand toutefois elle était là, il m'arrivait de trembler.

Si bien que je me mis à souhaiter que l'on me fasse brûler.

J'avais eu pour vocation de repousser les oiseaux... au prix d'une solitude éternelle et implacable.

Un matin, après la pire nuit qu'ai pu vivre le monde, un oiseau se posa devant moi et me toisa un long moment.

Je n'osais plus respirer.

Que me voulait-­il?

En même temps j'étais ravi de cet intérêt soudain qu'il me portait, moi qui n'intéressais plus personne depuis tout ce temps que j'étais planté là, cette fameuse dernière matinée d'hiver, cette journée la plus bruineuse de mémoire d'épouvantail.

Il tourna autour de moi plusieurs fois. Presqu'à m'en donner le tournis.

Comme je continuais à ne pas bouger d'un cil, il s'avança et donna un coup de bec dans mon pied unique. Je ne bronchai pas.

Il s'envola alors sur un de mes bras écartés. Tout au bout d'abord. Puis il sautilla par petits bonds vers mon visage.

J'étais pétrifié.

Parvenu à mon oreille, il se mit à siffler. Un la, un si, un ré, quelques bémols, des croches, des noires, des doubles croches. Un véritable concert rien que pour moi. De quoi mettre du baume sur mon vieux cœur d'épouvantail tout abandonné.

Alors arriva un autre oiseau. Puis plusieurs autres de ses copains. Encore un. Ils se posèrent sur mes bras suffisamment écartés pour les recevoir. Et tous se mirent à chanter. Une chorale à l'unisson...

Je revivais par ceux que j'avais rejeté... »

Le vieil épouvantail fatigué roula une larme sur sa joue décolorée tout en regardant devant lui le champ devenu un immense parking de supermarché.

jeudi 22 mars 2012

L'homme au beau coeur

Un jour, dans un village, un jeune homme dans la foule se tenait au milieu d’eux et affirmait avoir le plus beau cœur de toute la vallée.

La multitude s’était approchée du jeune homme et tous étaient d’accord sur ce point : son cœur était parfait ! Aucune égratignure ou plaie sur son cœur et tous étaient unanimes qu’il s’agissait là du plus beau cœur qu’ils n’avaient jamais vus. Le jeune homme était très fier et se vantait encore plus de son beau cœur parfait.

Un beau jour, un vieil homme sorti de la foule et dit :

« Pourquoi ton cœur n’est-il pas aussi beau que le mien ? »

La foule et le jeune homme observaient alors le cœur du vieillard. Il battait puissamment mais était plein de cicatrices et il y avait des morceaux en moins ça et là. Certains morceaux étaient greffés aux endroits où il en manquait. Ils étaient irréguliers et mal ajustés. Les coins étaient déchirés. Il y avait même des endroits où il manquait des morceaux. Les gens regardèrent avec étonnement :

« Comment pouvez-vous dire que votre cœur est le plus beau de tous ? »

Le jeune homme regarda le cœur du vieil homme et vit dans quel état il était et se mit à rire : « Vous plaisantez ? » dit-il.

« Comparez votre cœur au mien. Le mien est parfait et le vôtre est une ruine pleine de cicatrices et de déchirures ! »

« Oui » répondit le vieil homme, « ton cœur est en effet très beau, mais je ne voudrais pas l’échanger avec le vôtre. Regardez, chaque cicatrice représente une personne à qui j’ai donné mon amour. Je déchire alors un morceau de mon cœur et le lui donne et souvent ils me donnent un morceau de leur cœur en retour pour le mettre à la place du mien. Mais les morceaux ne sont pas exactement les mêmes. Les coins sont déchirés, je suis d’accord avec vous, mais cela me rappelle que nous avons partagé de l’amour l’un à l’autre.

Parfois je donne un morceau de mon cœur à quelqu’un d’autre, mais il ne me donne rien en retour. Ce sont les trous que vous voyez là. Donner son amour comporte des risques. C’est pourquoi ces trous me font du mal. Ils restent ouverts. Cela me rappelle que j’ai de l’amour pour ces gens et j’espère alors qu’un jour ils reviendront pour me remplir mon cœur.

« Voilà », continua-t-il, « voyez-vous maintenant ce qu’est la vraie beauté? »

Le jeune homme ne sût que dire et des larmes coulaient le long de ses joues.

Il s’approcha du vieil homme, prit son cœur dans sa main et en déchira un morceau. Il l’offrit au vieillard avec des mains tremblantes. Le vieil homme accepta ce sacrifice et le déposa sur son propre cœur. Il en prit un morceau à son tour pour combler la plaie dans le cœur du jeune homme. Il ne passait pas exactement dans la plaie, il y avait quelques déchirures, mais le jeune homme regarda son cœur qui n’était plus parfait, mais il était beau, beaucoup plus beau qu’auparavant parce que l’amour du vieil homme circulait dans son propre cœur.

Ils se prirent dans les bras et s’en allèrent ensemble.

Par : Francis Joseph Arredondo

lundi 19 mars 2012

Extraits de "Presqu'un huis clos à Mânes-lieu"

Marly-Bioutifoul

Marly-Bioutifoul naquit à 3h13, 3h18, 3h23, 3h47 et finalement à 4h32, un jour de Pâques. Le jour de Pâques le plus brumeux de mémoire de monde. Et pourtant, la veille il faisait chaud. Très chaud. Trop chaud. Beaucoup trop. Détraqué.

Cette nuit-là, la froidure sibérienne qui sévissait au-dehors de la « ferme aux bisous », chatouillait les courbes et les creux qui l'entouraient à perte de vue. Le givre qui pendait en stalactites des arbres en pleine floraison, incitait à ne pas mettre un orteil extra-muros (qu'il se fut agit d'orteil d'homme ou de femme), au risque de devoir l'amputer.

Euphroisine, PDG-associée de la « ferme aux bisous », le ventre en pain de sucre, les cheveux courts hérissés, bâilla, s'étira. Fit un petit tour à tâtons toutes lumières éteintes depuis le lit à baldaquin jusqu'au pipi-room au fin fond d'un long couloir aux murs épais. Sur le chemin du retour, se cogna le riquiqui du pied droit dans un fauteuil voltaire en épis. Ouilleouilleouille ! Puis se recoucha dans la grande chambre pastorale vert-amande et s'enroula d'un tour supplémentaire dans la couverture de laine bleu-lavande, entraînant Blandin, associé-PDG de la même ferme, dans la même ronde d'édredon. Euphroisine et Blandin dormaient à l'unisson. Travaillaient à l'unisson. Mangeaient à l'unisson. Vomissaient à l'unisson, à cause des nausées matinales d'Euphroisine. Roucoulaient à l'unisson. Plaisantaient à l'unisson. Pouffaient à l'unisson. Confabulaient à l'unisson. Chantaient à l'unisson. Leur vie était un concert à l'unisson du matin au soir et du soir au matin. Une vie idyllique bientôt intronisée par l'arrivée d'un bébé pour les PDG-associés de la « ferme aux bisous ».

Possibilité d'acheter cet e-book: 5 €

Pour commander: bragada@orange.fr (afin de connaître l'adresse où envoyer le chèque.)

La tombe de Désiré-Paul Martin

...Il faisait grand soleil. Dans la rue descendante longeant le mur Est de l'église, le corbillard de bois noir à baldaquin brodé d'or cahotait de trou en bosse et de bosse en trou au pas des croque-morts qui le convoyaient. Sur fond de cloches sonnant le glas et de mouchages tonitruants, il allait entrer dans l'église. Mais le premier des quatre chaperons noirs qui l'escortaient trébucha et tomba. Se précipitèrent immédiatement les trois autres pour le relever, délaissant pour l'occasion les poignées dorées du fourgon. Libéré, ce dernier commença, sur la pointe des roues, à dévaler la déclivité de la rue. Pas à pas. Pendant que le quatrième homme tapait son costume de flanelle noire pour y remettre bon ordre, le corbillard accéléra un peu. Pas de quoi s'affoler, certes, mais tout de même. Comme personne ne s'en apercevait toujours pas, il s'emballa.

-Mon Dieu! hurla le curé, soudain attentif à ce qui se tramait sur sa gauche, -le défunt se fait la belle!

À ces mots tous les suiveurs levèrent la tête, bouche bée, pétrifiés. Le curé, voyant son éloge, sa cérémonie et son obole s'envoler comme une plume dans le vent, releva sa soutane jusqu'au nombril et tricota de toutes ses jambes courtes à la poursuite du fourgon en cavale. Les proches hurlaient: -arrêtez-le! sans pour autant bouger d'un orteil, englués dans la surprise de la péripétie. -Arrêtez-le! Le mort n'en avait cure, poursuivant son escapade à tombeau ouvert. Pour Marly-Bioutifoul, témoin de cette odyssée, cela devenait presque drôle. La dernière fugue du défunt. Une manière burlesque bien à lui d'immortaliser ses funérailles. Cela aurait pu durer indéfiniment...

Mais, comme toute aventure a son épilogue, la course s'acheva dès lors que la route remonta. Suspendu dans son élan, le corbillard s'immobilisa un instant...

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Décrocher la lune

Au début, avec mon chat tranquillement lové sur mes genoux, je rêvais de décrocher la lune.

Je voulais tout savoir, tout avoir vu, tout avoir lu, tout avoir dit et même redit .

Tout posséder, tout juger, tout expérimenter.

Tout ressentir, tout éprouver, tout pratiquer.


*****

Je voulais même connaître le néant, le rien, l'absurde.

La frivolité, l'illusion, la fragilité.

Le sérieux, le détaillé, le consciencieux.

L'insouciant, le superficiel, les fanfreluches.


*****

Le fantastique aussi et le banal très quelconque.

Le ridicule et le bizarre si burlesque...


*****

Mais un jour mon chat a déserté. Et j'ai connu le vide, l'absence, l'abandon.

Je suis partie à sa recherche et je l'ai aperçu lascivement endormi sur un croissant de lune.

Alors j'ai assemblé des tiges de bois pour me faire une échelle.

Je les ai accrochées, accrochées, accrochées.

Et j'ai commencé à monter, encore et encore.


*****

Qu'importe de décrocher la lune, pourvu que je rattrape mon chat!

mardi 13 mars 2012

La Balançoire

Tu te souviens?

J'avais 5 ans et toi 6.

Nous venions souvent nous balancer.

Tu regardais sous ma robe qui se soulevait avec le vent et moi je riais à cause des frissons que me déclenchait la balançoire. Mes pieds n'atteignaient pas le sol et tu devais me hisser sur la planche de bois râpée. Souvent ça loupait car tu étais à peine plus grand que moi et nous finissions le menton dans le sable qui sentait le pipi... quand ce n'était pas la balançoire dans le front. Alors nous repartions chacun vers notre maman qui nous appliquait un pansement sur le menton ou une crème bien épaisse sur la bosse.

Tu te souviens, la première fois où nous nous sommes embrassés sur les lèvres, les mains croisées dans le dos, pour savoir comment ça faisait. Nous venions de finir notre goûter et nous en avions encore plein la bouche. Un baiser bien baveux. Beurré de miettes de pain et de lait cru. Il avait du goût... Le goût du revenez-y. Ce que nous avons fait d'ailleurs. Mais après un autre goûter au fromage celui-ci, pour voir s'il avait la même saveur délicieuse...

Tu te souviens aussi, du jour où tu es arrivé avec un œil rougi. Tu t'étais battu avec celui qui avait volé ma gomme. Tu étais mon héros. Je t'avais mis un cataplasme de quelques feuilles moissonnées dans un fossé. Aïe, je m'étais piquée en les cueillant: j'avais ramassé des orties!

Puis tu as déménagé.

L'absence a remplacé nos goûters. Le désert nos baisers baveux...

Mais est-ce toi que j'entends qui revient? Un bouquet d'orties, aïe, à la main? Tu te souviens donc! Tu sais, j'ai grandi, je peux monter toute seule sur la balançoire. Ma jupe se soulève avec le vent et... tu regardes dessous? Alors c'est comme avant... mais en plus grand?

Oh!?...

jeudi 1 mars 2012

Coup de vent (extrait des Mirifiques histoires du monde de Bragada)

D'aussi loin qu'elle regarde debout sur son fil d'acier tendu entre deux poteaux de guingois, Pernelle ne voit que la toile rayée rose et verte du chapiteau à l'air bancal. En équilibre sur le filin rigide, entre un aller et un retour, une ombrelle dans la main gauche, elle tente de percer le mystère de la vie loin du cirque.

Elle sait qu'il y a la mer, pas loin. Elle l'entend. Mais elle ne l'a jamais vue autrement qu'au travers du hublot de sa roulotte, en allant d'une ville à l'autre. Monter et démonter le chapiteau à l'air bancal, répéter son numéro sont des tâches qui ne laissent place à rien d'autre.

Tout au fond de son cœur, elle espère qu'un jour ce monde de rêve lui dévoilera tout de lui parce qu'elle sortira enfin du chapiteau à l'air bancal.

vendredi 27 janvier 2012

Pourrons nous vivre en paix, un jour sur Terre?

Oui lorsque nous prendrons conscience que nous sommes UN TOUT, interdépendant, tel les cellules d'un corps qui forment un humain, nous humain, avec les animaux, les insectes, la biologie des sols, les océans ..., formons UN TOUT la Terre Mère. Dès lors nous comprendrons que la haine, le jugement, la compétition, l'individualisme ne servent qu'a s'autodétruire. A l'inverse, l'amour, la joie, le partage développeront nos interactions entre humains sans notion de races, de langues, de pays et tout intégré dans l'univers qui nous entoure.

(Human et Terre)

mardi 30 août 2011

Texte attribué à Nelson Mandéla pour son discours d’investiture

La Lumière

" Notre peur la plus profonde n’est pas d’être inaptes.

Notre peur la plus profonde est d’avoir un pouvoir incommensurable.

C’est notre propre lumière, non pas notre noirceur, qui nous effraie le plus."

Nous nous demandons :

- qui suis-je pour être brillant, formidable, plein de talents, fantastique ?

En réalité, pourquoi ne pourrions-nous pas l’être ?

Nous sommes enfants de Dieu. Nous déprécier ne sert pas le monde.

Ce n’est pas une attitude éclairée de se faire plus petit qu’on est pour que les autres ne se sentent pas inquiets.

Nous sommes tous conçus pour briller, comme les enfants.

Nous sommes nés pour manifester la Gloire de Dieu qui est en nous. Cette gloire n’est pas dans quelques-uns. Elle est en nous tous.

Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission que leur lumière brille.

Si nous sommes libérés de notre propre peur, notre seule présence libère automatiquement les autres de leur peur.

mercredi 2 février 2011

Éducation sans punition ni récompense

La première fois que j'ai entendu parler de l'éducation sans punition ni récompense, j'étais déjà maman de quatre enfants que j'élevais en punitions et récompenses à tour de bras sans le moindre scrupule. J'avais été élevée ainsi et, ma foi, je ne m'en sortais pas si mal. Je ne voyais pas où il pouvait y avoir de la violence, du fait que je ne frappais pas mes enfants. Pour moi, les punitions et les récompenses faisaient des miracles et me permettaient de me faire obéir de mes enfants pour qu'ils filent droit. "Vas dans ta chambre pour réfléchir!", "tu es privé de télévision, d'ordinateur... pendant X temps", "tu n'iras pas au cinéma comme prévu", " pour la peine, tu étendras le linge et tu passeras l'aspirateur!" etc...

Mais comme je crois que les choses qui se présentent sur notre route ne sont jamais là pour rien, je me suis mise à étudier cette bête curieuse venue de l'utopie de quelques cerveaux encore embrumés des vapeurs du peace and love.

Alors que je cherchais tous les indices pour démonter cette philosophie, j'ai découvert un autre monde, une nouvelle façon de voir mes enfants, de communiquer avec eux, (même avec moi). J'ai découvert que les relations avec ses enfants pouvaient être enrichissantes, reposantes, équilibrantes. J'ai retrouvé la confiance en eux, en moi. Mes enfants ont grandi et j'en ai discuté avec eux. Il m'a fallu m'accrocher pour entendre toutes les failles du système punition-récompense car d'un seul coup, je me sentais coupable de ce que j'avais fait. Maintenant mamie, ma petite fille est éduquée sans punition ni récompense depuis sa naissance. Cela fait une réelle différence dans l'éveil, la confiance en elle, la motricité...

À l’attention des parents, grands-parents, oncles, tantes, assistantes maternelles, instituteurs, professeurs, animateurs, copains, copines et tous ceux qui se souviennent avoir été des enfants...

Nous avons tous reçu une éducation de nos parents, éducateurs, qui fut ce qu’elle fut. En dépit de toute leur envie de faire bien, des jugements (quelle qu’en soit la teneur positive ou négative, ils nous enferment dans des programmations) ont fusé, des critiques, presque des prédictions. Parfois même des humiliations, des claques, des fessées, des coups, des punitions, des récompenses. Tout cela nous a laissé un cortège de séquelles dont nous n’avons pas toujours conscience : manque de confiance en soi, agressivité, manque de respect pour soi et les autres, timidité, violence, échecs, souffrances morales et/ou physiques, difficultés d’avoir un enfant...

Souvent nous refaisons le même schéma avec nos enfants ou l’inverse en pensant que c’est mieux.

L’éducation sans punition ni récompense est une piste pour évacuer nos souffrances et nous permettre de nous trouver, de nous aimer, de nous réaliser et par dessus tout d’apprendre l’Amour sans condition.

mercredi 12 janvier 2011

la recette de la tarte à la cerise

la Recette de la tarte aux cerises

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agroalimentaire.

Bon appétit!

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même ! Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase. Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l'huile.

  • Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :

- antioxydants (E300 à E311), - arômes, - émulsifiants: alginate de calcium, - conservateurs : acide formique, - colorants : capsanthéine, - agents liants: lignosulfate - et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.

Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

  • Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :

- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714) - antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324), - émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496), - conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284), - composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803), - agents liants : stéarate de sodium, - colorants : F131 ou F142 - et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.

  • Les huiles, quant à elles, ont été :

- extraites par des solvants comme l'acétone, - puis raffinées par action de l'acide sulfurique, - puis lavageà chaud, - neutralisées à la lessive de soude, - décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium - et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. - Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine. La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).

Histoire des Cerises

(complété d'après des éléments de "Aromatherapie" Jean Valnet 1990, Maloine) Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.

  • Les cerises sont :

- décolorées à l'anhydride sulfureux - et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. - Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium - et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :

- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux, - puis décoloré au sulfoxylate de sodium, - puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. - Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est necessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthetique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'echelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.

L'exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc.

  • Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules synthetiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :

- acétate d'ethyle - acéthyl méthylcarbinol - butyrate d'isoamyle - caproate d'ethyle - caprylate d'isoamyle - caprate d'ethyle - butyrate de terpenyle - geraniol - butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle - heptanoate d'ethyle - aldéhyde benzoique - aldéhyde p-toluique - vanilline - essence artificielle d'amande amère SAP - essence artificielle de girofle Bourbon - essence artificielle de cannelle Ceylan - essence de lie de vin .

ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - en France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

Dose journalière acceptable: c’est la quantité de poison que nous sommes censés pouvoir ingérer quotidiennement, car si ladite substance n’était pas un poison, il n’y aurait pas besoin d’inventer une DJA!

mercredi 5 janvier 2011

2011

BONNE ANNÉE 2011 À TOUTES ET TOUS.

mardi 2 novembre 2010

La hourte prend ses couleurs d'automne

Joël au pistolet

La hourte et son cagadou ont pris des couleurs :

jeudi 21 octobre 2010

Poème de Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal

lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même

ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire,

personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans ,

j’ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,

quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison

et me suis rendu compte de toutes les fois

où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’ Humilité.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent,

là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.


*****

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir ,

mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

Charlie Chaplin

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